La bonne saison
Plages désertes, lumière basse dès le milieu d'après-midi, studio chauffé à dix minutes du sable. L'hiver n'est pas une saison par défaut — c'est souvent la meilleure.
« On attendra le printemps, ce sera plus joli. » C'est ce qu'on me répond souvent quand une future maman m'écrit en novembre. Je comprends — mais après six hivers à photographier sur le Bassin, je peux vous dire que c'est l'inverse. Voici pourquoi.
01
C'est la phrase que j'entends le plus en novembre. Elle est compréhensible, et pourtant elle ne tient presque jamais.
Une séance grossesse se fait entre le 7e et le 8e mois, quand le ventre est bien arrondi et que les poses restent confortables. Si vous accouchez en mars, votre fenêtre, c'est janvier et février. Il n'y en a pas d'autre.
Attendre le printemps, dans ce cas-là, ça ne veut pas dire faire sa séance plus tard : ça veut dire ne pas la faire du tout. Et ces neuf mois ne reviendront pas.
02
C'est contre-intuitif, et c'est pourtant ce que vous diront tous les photographes.
En été, le soleil est haut et dur, et il faut attendre très tard pour obtenir une lumière douce. Mes séances de fin de journée commencent 1h30 avant le coucher du soleil : en juillet, cela veut dire vers 20h.
En décembre, la même séance commence vers 16h. Le soleil reste bas toute la journée : la lumière est rasante et dorée pendant des heures au lieu de quelques minutes. Vous êtes rentrés pour le dîner, et c'est bien plus confortable pour tout le monde.
03
Je photographie uniquement en lumière naturelle, sans flash. Beaucoup imaginent donc qu'il faut du soleil. Pas forcément.
Un ciel couvert, c'est une immense boîte à lumière : douce, régulière, sans ombre dure sur le visage, sans yeux plissés. Certaines des photos les plus tendres que j'ai faites l'ont été sous un ciel tout blanc.
Et quand le ciel est dégagé, l'automne et l'hiver donnent les plus beaux couchers de soleil de l'année. Le soleil passe à l'horizontale dans un air froid et limpide, et pose une lumière chaude, presque orangée, sur tout ce qu'il touche. C'est ma lumière préférée — c'est celle des photos en extérieur de cette page.
Il n'y a que la pluie qui nous fasse décaler, et le report se fait sans frais. Le gris comme le grand soleil, on y va.
04
En août, la plage appartient à tout le monde. En janvier, elle est à vous.
Pas un promeneur dans le cadre, pas de serviette ni de parasol à contourner. La forêt est dépouillée et la lumière la traverse. Le Bassin est calme, et on entend les oiseaux.
On marche, on a le lieu pour nous — et ça change complètement l'ambiance des images. C'est quelque chose que juillet ne permet pas, quel que soit le talent du photographe.
05
Certaines ne se voient pas poser dehors en janvier, et c'est parfaitement légitime.
Mon studio à Gujan-Mestras est chauffé et baigné de lumière naturelle. La séance s'y déroule en pleine journée, au calme, sans vent ni sable dans les cheveux. On prend le temps. Même tarif qu'en extérieur, même durée, même façon de travailler : rien de figé, je vous guide et j'attends ce qui arrive.
C'est aussi le choix rassurant quand il y a un aîné : il a chaud, il a ses repères, et il peut s'asseoir quand il en a assez.
06
C'est la formule que je préfère en hiver, et c'est devenue ma proposition la plus demandée à cette période.
Trente minutes au studio, puis trente minutes à la plage. On commence au chaud, tranquillement, le temps que vous vous détendiez devant l'objectif — c'est toujours le quart d'heure le plus utile. Puis on sort pour la lumière de fin de journée.
La plage de la Hume est à dix minutes du studio en voiture, et j'en ai une autre à cinq minutes. Vous repartez avec deux ambiances dans la même séance : l'intimité du studio, et l'horizon du Bassin. Comme la sortie ne dure qu'une demi-heure, le froid n'est jamais un sujet : vous mettez votre manteau, on marche, et c'est fini avant d'avoir eu le temps d'avoir froid.
C'est au tarif normal, sans supplément. Et si la pluie s'invite ce jour-là, on fait toute la séance au studio et on ne reporte rien.
07
De la maille. Une robe ou une jupe côtelée près du corps dessine le ventre bien mieux qu'une robe fluide — et elle tient chaud. C'est ce que vous voyez sur les photos de plage de cette page.
Un long manteau ouvert, qui laisse le ventre visible. C'est l'un de mes effets préférés en hiver.
Des tons neutres : beige, crème, camel, gris, brun. Ils s'accordent au paysage d'hiver et ne détournent pas le regard de vos visages.
Superposez. Un gilet, un châle, une veste qu'on retire le temps de quelques photos puis qu'on remet entre deux. C'est particulièrement pratique sur une séance mi-studio mi-plage : une tenue légère pour l'intérieur, une couche chaude à enfiler pour sortir.
Des bottines — ou pieds nus trente secondes sur le sable si vous êtes courageuse. On ne reste jamais immobiles : on marche, et on a beaucoup moins froid qu'on ne le croit.
08
L'hiver, mes créneaux sont bien plus faciles à obtenir.
En mai ou en septembre, les week-ends partent des mois à l'avance et je dois refuser des demandes. De novembre à mars, vous choisissez votre date plutôt que de prendre celle qui reste.
Si votre terme tombe au printemps, c'est maintenant que ça se joue.
À lire ensuite
Pourquoi faire une séance photo de grossesse ? → Comment se passe une séance photo ? → Découvrir la séance grossesse et ses formules →Vous accouchez au printemps ?
Voir mes disponibilités de novembre à mars →Vous accouchez au printemps ?
Il n'y a pas de mauvaise saison,
il n'y a qu'un ventre rond qui ne reviendra pas.
Et un hiver, sur le Bassin, c'est très beau.
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